Puisqu’il me faut partir…
Puisqu’il me faut partir , je m’en irai donc seul ;sans craintes ni remords , le cœur léger et libéré de ces vaines contraintes ,de tous ces fardeaux pesants qui m’enchaînaient jadis ,à des frayeurs qui n’ont lieu qu’ici bas.
C’est donc à pas feutrés, dans le silence blême ;que je m’éclipserai , sans éveiller personne ;
ma gorge se nouera d’une once de nostalgie ;
je te tournerai le dos , te laissant à tes songes ;et franchirai le seuil avec pour tout bagage , le souvenir de toi.
Puisqu’il me faut partir , armé d’un prompt courage , je montrerai patte blanche à la lune pâlissante ; guidé par le hibou qui chante tout là- haut , je le remercierai , mon guide délicieux !
La caresse de l’aube , embuée de rosée , me creusera un sillon dans la nuit finissante.
Puisqu’il me faut partir , je ne me hâterai point ; je ralentirai l’allure , écourtant mes foulées.
Aux premières lueurs , les nymphes de ruisseau salueront mon passage ,en me chantant une litanie , pour me donner du courage.
Je danserai parmi les feuilles de l’automne , et sèmerai derrière moi à la manière des contes , de bien vaines balises , pour que tu me rejoignes.
Stupides cailloux blancs !
Vire voletant une fois encore dans une folle gigue ; je passerai le nez par - dessus mon épaule, rêvant ta silhouette courant tout droit sur moi .
Puisqu’il me faut partir , que ce soit avec toi ; m’accompagneras-tu , tout droit jusqu’aux matin ?Me feras tu l’honneur de ta belle présence ?
Nous pourrions feindre de nous perdre quelques instants encore , parmi de vains détours .
Fols enfants dissipés , nous flânerions ensemble , caressant le souvenir de toutes ces heures tendres, ou jadis , nous étions jeunes et beaux.
Ô ma fidèle amie !Que le temps paraît court passé au creux de toi !
Mais la route agonise à chacun de nos pas ,et pousse de plaintifs petits cris de cailloux.
Je voudrais me blottir tendrement sur ton sein , mais le matin me presse, impatient il me hâte.
Puisqu’il me faut partir , à présent il est l’heure ; nous voici arrivé tout au bout du chemin.
Ta bienveillante main relâche son étreinte , pour inciter l’oiseau , à prendre son envol.
Mes doigts tremblent un peu , légèrement ils se crispent ;ils glissent mal habiles , sur ta peau de satin ; et soudain l’abandonnent pour plonger dans l’abîme.
Ennivré de vertige , je te sens qui t ‘éloigne : mais je ne suis pas triste , nous nous retrouverons !
Car je sais quelque part , que tu me viens déjà.
Levant le nez aux cieux , serein et accompli ; j’esquisse malgré moi , un sourire pour tes lèvres.
Wednesday, September 30, 2009
Monday, September 21, 2009
Thursday, September 10, 2009
Tuesday, September 8, 2009
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